
Depuis la fin de l’année 2009, de nombreux articles de presse relayés par les divers blogs s’accordent à dire que nous vivons l’avènement de la croissance verte. En cette semaine du développement durable, nous voulions revenir sur un sujet déjà traité plusieurs fois par notre blog et sur beaucoup d’autres sites, mais encore plus d’actualité à l’heure d’une timide reprise des emplois.
Du coup, j’ai voulu m’intéresser moi aussi à la question et quelle ne fut pas ma surprise lorsque je me suis rendue compte que le problème commençait par la disparité des chiffres qui étaient annoncés. Tout d’abord, ceux relayés par le Gouvernement, issus d’une étude du Boston Consulting Group, et qui parlent de la création de 600 000 emplois à horizon 2020. Je reconnais qu’à l’heure où le chômage frôle les 10%, ces perspectives sont réjouissantes. Mais, le COE (Conseil d’Orientation pour l’Emploi) pourtant rattaché au Premier Ministre, nous promet des créations d’emplois beaucoup moins impressionnantes, de l’ordre de 210 000 en 2020, soit 35% du chiffre annoncé six mois plus tôt.
Il est vrai qu’en ces temps moroses de crise, la perspective d’une croissance créatrice d’emplois et verte de surcroît est une perspective encourageante pour le Gouvernement. Surfant sur cette vague, le Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer enfonce le clou et organise le 28 janvier 2010 au CNIT Paris la Défense, une Conférence Nationale sur les métiers de la croissance verte. Celle-ci a permis à la Secrétaire d’Etat chargée des Technologies vertes et des Négociations sur le climat, Valérie Létard, de présenter, les résultats des rapports commandés cet automne à onze comités de filière afin d’estimer leurs besoins à venir en matière d’emplois verts.
Pourtant, tout n’est pas si simple. Il ne suffit pas de décréter que la croissance verte existe pour qu’elle soit rapidement pourvoyeuse d’emplois. Les filières doivent s’organiser, les entreprises doivent investir dans de nouveaux équipements, la formation initiale et professionnelle de ces futurs métiers doit se mettre en place. Pour l’instant, bien que l’éducation nationale envisage de créer de nouveaux baccalauréats dès septembre 2010 afin de préparer la formation initiale à ces futurs emplois, ces filières prometteuses sont peu organisées et l’ensemble des professionnels reconnait un déficit de l’offre de formation adaptée à cette demande émergente et constate une « inadéquation avec la demande réelle ».
Alors sommes-nous réellement à l’aube d’une « green économie » pourvoyeuse d’emplois, tel que nous l’avons connu avec les technologies de l’information et de la communication dans les années 90, ou sommes-nous face à un leurre où les futurs emplois proposés n’auraient de vert que le nom ? C’est le point de vue que partagent les ONG soucieuses de protéger notre environnement et qui émettent de sérieux doutes sur ces perspectives de croissance et sur l’impact que celle-ci risque d’avoir sur notre environnement. Elles s’inquiètent de voir les débats actuels tourner davantage autour de « l’économie et la politique » et très peu sur la prospective et l’étude de l’impact de ces futures activités humaines sur notre planète. Car comment pouvons-nous être certains que le développement de cette économie n’aura pas d’autres effets collatéraux ignorés à ce jour ?
Et vous qu’en pensez-vous ? Etes-vous convaincus par ce discours autour de cette croissance verte et de ses perspectives d’emplois ?
Pensez-vous que cette croissance n’aura aucun impact sur notre environnement ?
Etes-vous tentés par ces nouveaux emplois et envisagez-vous de suivre une formation afin de préparer une future reconversion ?
Pour compléter votre information, vous pouvez lire l’article de « La Tribune » qui présente dans le détail l’étude de Mickael Page et celui de « Romandie new » concernant la conférence sur les métiers de la croissance verte,



Il y avait une émission super intéressante sur M6, Capital, il ya quelques semaines, qui parlait des emplois dans le domaine de l’énergie renouvelable, et montrait comment on pouvait faire très vite carrière en se recyclant poseur de panneaux solaires, ou vendeur d’équipements. A aller revoir sur le site de M6 si il est toujours live.
le métier de pose de panneaux solaires est loin d’etre un métier;
tout du moins au sens intellectuel du terme;
ou sont les nouveaux métiers liés à l’écologie et à l’environnement?
on est sensé se former aujourd’hui pour une nouvelle activité et on nous dit:
bac+3 exigé et expérience de 5 à 10ans requise
payer pour être formé et ne rien trouvé et encore mieux se retrouver déclassé par rapport aux grands pros de l’entrprise
encore merci!
c’est un métier mais pas un métier comme on voulait nous le faire rever: on peut poser de la moquette aussi! il faudra bientot un bep pour poser de la moquette et cette histoire de panneaux est purement commercial: j’en ai un chez les voisins: il a explosé l’été dernier et un jet de gaz toxique s’est propulsé jusqu’a l’intérieur de chez moi: même pas d’excuse dse voisins soit disant écolos; on a beaucoup de question à se poser!!mes tournesols sont tombés raids!
ecologie: oui sur les principes mais ou sont les métiers?