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Pour les meufs, travailler n’est pas une sinécure ?

Pour les meufs, travailler n’est pas une sinécure ?

En 25 ans, six lois visant à réduire les inégalités salariales entre les hommes et les femmes, un seul résultat : 16% d’écart de rémunération de salaires : c’est inadmissible !
Les Etats généraux de la femme 2010 organisés par le magazine ELLE sous l’égide de Madame Simone WEIL ont permis de réaliser un tour de France des problèmes rencontrés par les femmes dans leur vie au travail. Le constat est stupéfiant dans tous les domaines. De nombreuses inégalités persistent et les discriminations existent toujours dans le milieu du travail. 40 ans après les premiers Etats Généraux, un « livre blanc »  a été réalisé à cette occasion contenant 24 propositions visant à améliorer la condition de vie des femmes. Cet ouvrage a été remis à François FILLON le 1er juin dernier.
Mais ces Etats Généraux ont permis également à l’association « Osez le féminisme » qui se bat depuis des années pour l’égalité hommes/femmes, de lancer un blog édifiant baptisé « Vie de meuf » (avec un petit clin d’œil au site « Vie de merde »). Celui-ci a pour ambition, à l’instar de son homologue, de recueillir les témoignages des femmes dans leur vie professionnelle afin de mettre en exergue les discriminations qu’elles subissent au quotidien. Ce blog, dont vous avez certainement dû entendre parler, fait le « buzz » depuis la mi-juillet comme en témoignent les centaines de commentaires postés.
Ces anecdotes glauques à vous filer le bourdon racontent un quotidien déprimant et nous mettent face à une réalité du monde du travail désarmante. Je ne suis pas persuadée que ce type de message lancinant soit la meilleure réponse au machisme ambiant. N’oublions pas que nous avons tous autour de nous des femmes qui travaillent et qui s’épanouissent dans leur vie professionnelle. Il serait bon de mettre en avant la parole à ces femmes-là et de les montrer en exemple. Elles représentent la société de demain. N’oublions pas non plus que les femmes dans le monde politique commencent à s’émanciper. Ségolène Royal, candidate à la Présidentielle, Martine AUBRY, Secrétaire Générale du PS, les femmes Ministres et Secrétaires d’Etat du Gouvernement actuel sont de bons exemples. Dans le monde, d’autres exemples peuvent être cités comme celui d’Hillary Clinton ou ceux du Chili et de l’Argentine où les femmes candidatent à la fonction suprême. Ce n’est pas un leurre. Il s’agit juste pour nous tous de continuer à se battre.
Je me demande enfin si ce bourdonnement de lamentations basées sur un ressenti ne finit pas par banaliser ces situations au demeurant dramatiques. S’il est important d’être conscient des discriminations que peuvent subir les femmes au quotidien dans leur emploi, tout comme les homosexuels, les étrangers, les blacks, les beurs, les handicapés, ne faut-il pas mieux tendre, grâce à des quotas, des lois, des propositions, des exemples de réussite, à changer notre société, plutôt que de se plaindre froidement ? Nous ne sommes pas tous aigris.
Je garde foi dans le combat de la liberté de la femme au travail et dans sa vie privée. Il faut mettre à bas les murailles de préjugés et les tabous qui emprisonnent les femmes et toutes les victimes des discriminations. Croyons en l’humanité et battons-nous aux côtés des associations comme A compétences égales qui luttent contre toutes les discriminations pour un monde du travail plus juste. Des sites tels que « du Rose dans le Gris » agissent aussi dans ce sens et peuvent vous venir en aide. L’initiative d’Accent sur elles est très positive, puisqu’elle vise à mettre en réseau les talents féminins pour les faire rayonner. Action de femme, permet, de son côté, de promouvoir la présence des femmes dans les conseils d’administration et les hauts lieux de décision. Les femmes qui le souhaitent peuvent donc prendre part aux actions qui sont mises en place par ces réseaux très présents sur la toile. Alors, stop aux jérémiades !
Notre blog a, à plusieurs reprises, mis en avant le Girl power dans nos entreprises et soutient l’idée que la diversité dans les Ressources Humaines, et plus particulièrement chez les cadres, accroît mécaniquement le vivier des talents.
Enfin pour conclure, j’aimerais vous dire qu’il existe aussi des entreprises qui mettent en œuvre des plans d’actions pour réduire les écarts et qu’il est important de ne pas les oublier. Je pense notamment à Hewlett-Packard qui s’engage à combler les écarts salariaux entre les hommes et les femmes dans l’entreprise en mettant 1 million d’euros sur la table (cf. Liaisons Sociales de mai dernier).
Il faut donc rester vigilants et garder les yeux et les oreilles grands ouverts sur tout ce qui se fait de bon et de moins bon dans le monde du travail en France pour agir dans le bon sens.
Partagez-vous mon point de vue ?

En 25 ans, six lois visant à réduire les inégalités salariales entre les hommes et les femmes, un seul résultat : 16% d’écart de rémunération de salaires : c’est inadmissible !

 

Les Etats généraux de la femme 2010 organisés par le magazine ELLE sous l’égide de Madame Simone WEIL ont permis de réaliser un tour de France des problèmes rencontrés par les femmes dans leur vie au travail. Le constat est stupéfiant dans tous les domaines. De nombreuses inégalités persistent et les discriminations existent toujours dans le milieu du travail. 40 ans après les premiers Etats Généraux, un « livre blanc »  a été réalisé à cette occasion contenant 24 propositions visant à améliorer la condition de vie des femmes. Cet ouvrage a été remis à François FILLON le 1er juin dernier.

 

Mais ces Etats Généraux ont permis également à l’association « Osez le féminisme » qui se bat depuis des années pour l’égalité hommes/femmes, de lancer un blog édifiant baptisé « Vie de meuf » (avec un petit clin d’œil au site « Vie de merde »). Celui-ci a pour ambition, à l’instar de son homologue, de recueillir les témoignages des femmes dans leur vie professionnelle afin de mettre en exergue les discriminations qu’elles subissent au quotidien. Ce blog, dont vous avez certainement dû entendre parler, fait le « buzz » depuis la mi-juillet comme en témoignent les centaines de commentaires postés.

 

Ces anecdotes glauques à vous filer le bourdon racontent un quotidien déprimant et nous mettent face à une réalité du monde du travail désarmante. Je ne suis pas persuadée que ce type de message lancinant soit la meilleure réponse au machisme ambiant. N’oublions pas que nous avons tous autour de nous des femmes qui travaillent et qui s’épanouissent dans leur vie professionnelle. Il serait bon de mettre en avant la parole à ces femmes-là et de les montrer en exemple. Elles représentent la société de demain. N’oublions pas non plus que les femmes dans le monde politique commencent à s’émanciper. Ségolène Royal, candidate à la Présidentielle, Martine AUBRY, Secrétaire Générale du PS, les femmes Ministres et Secrétaires d’Etat du Gouvernement actuel sont de bons exemples. Dans le monde, d’autres exemples peuvent être cités comme celui d’Hillary Clinton ou ceux du Chili et de l’Argentine où les femmes candidatent à la fonction suprême. Ce n’est pas un leurre. Il s’agit juste pour nous tous de continuer à se battre.

 

Je me demande enfin si ce bourdonnement de lamentations basées sur un ressenti ne finit pas par banaliser ces situations au demeurant dramatiques. S’il est important d’être conscient des discriminations que peuvent subir les femmes au quotidien dans leur emploi, tout comme les homosexuels, les étrangers, les blacks, les beurs, les handicapés, ne faut-il pas mieux tendre, grâce à des quotas, des lois, des propositions, des exemples de réussite, à changer notre société, plutôt que de se plaindre froidement ? Nous ne sommes pas tous aigris.

 

Je garde foi dans le combat de la liberté de la femme au travail et dans sa vie privée. Il faut mettre à bas les murailles de préjugés et les tabous qui emprisonnent les femmes et toutes les victimes des discriminations. Croyons en l’humanité et battons-nous aux côtés des associations comme A compétences égales qui luttent contre toutes les discriminations pour un monde du travail plus juste. Des sites tels que « du Rose dans le Gris » agissent aussi dans ce sens et peuvent vous venir en aide. L’initiative d’Accent sur elles est très positive, puisqu’elle vise à mettre en réseau les talents féminins pour les faire rayonner. Action de femme, permet, de son côté, de promouvoir la présence des femmes dans les conseils d’administration et les hauts lieux de décision. Les femmes qui le souhaitent peuvent donc prendre part aux actions qui sont mises en place par ces réseaux très présents sur la toile. Alors, stop aux jérémiades !

Notre blog a, à plusieurs reprises, mis en avant le Girl power dans nos entreprises et soutient l’idée que la diversité dans les Ressources Humaines, et plus particulièrement chez les cadres, accroît mécaniquement le vivier des talents.

 

Enfin pour conclure, j’aimerais vous dire qu’il existe aussi des entreprises qui mettent en œuvre des plans d’actions pour réduire les écarts et qu’il est important de ne pas les oublier. Je pense notamment à Hewlett-Packard qui s’engage à combler les écarts salariaux entre les hommes et les femmes dans l’entreprise en mettant 1 million d’euros sur la table (cf. Liaisons Sociales de mai dernier).

 

Il faut donc rester vigilants et garder les yeux et les oreilles grands ouverts sur tout ce qui se fait de bon et de moins bon dans le monde du travail en France pour agir dans le bon sens.

 

Partagez-vous mon point de vue ?

2 Réponses à “Pour les meufs, travailler n’est pas une sinécure ?”

  1. Magali dit :

    Votre article me paraît bien loin de la réalité de nombreuses femmes. Prendre comme exemple Martine Aubry et Ségolène Royal…alors que précisément, elles se démarquent parce qu’elles sont des exceptions dans un monde habituellement accaparé par les hommes… La réalité, c’est qu’aujourd’hui 80% des emplois précaires sont occupés par des femmes, que nous gagnons en moyenne 27% de moins que les hommes.
    Le blog viedemeuf.fr présente, me semble-t-il, l’intérêt de montrer noir sur blanc quelles formes peut prendre le sexisme au travail. Combien de fois peut-on s’entendre dire « Mais non, il n’y a plus d’inégalités ! »

  2. Eloo dit :

    Comme je suis d’accord avec cet article! On ne met pas suffisamment en avant les femmes qui réussissent. Les jeunes filles d’aujourd’hui manquent cruellement de modèles et de repères.

    La réussite en entreprise est trop souvent synonyme de carrière d’hommes. Il est grand temps que çà change, nous avons tous, hommes et femmes, à y gagner.

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