Frédéric Crépin, Ingénieur et consultant en relations humaines et organisation, a intitulé son ouvrage « Manager pour la première fois ». Il nous transmet ainsi une série de conseils pour à la fois gommer toutes les idées reçues et aller de l’avant.
Obtenir une promotion ou démarrer dans une entreprise comme manager n’est jamais chose facile. On se sent comme jeté dans l’arène sans arme. On se sait fragilisé et observé. Le moindre faux pas se paiera cash. Et puis on s’interroge … Dois-je maîtriser tous les sujets ? Dois-je être un meilleur spécialiste que mes collaborateurs ? Vais-je avoir plus de pouvoir ? Vais-je avoir plus d’autonomie et de liberté ? …mais on y croit : « Je suis enfin un surhomme (ou une « surfemme ») ».
Mais qu’est-ce qu’un bon manager ?
Je dirais que si l’on vous a fait confiance, c’est parce que l’on pensait que vous étiez la bonne personne pour le job. « The right man at the right place ». Il s’agit donc d’une rencontre entre un caractère d’exception, vous, et une situation. L’occasion faisant le larron, vous allez donc devoir vous positionner en meneur d’hommes. Et un bon manager, est quelqu’un qui sait mener ses troupes dans la joie et la bonne humeur. La compétence requise pour le manager est l’assertivité. Mot barbare pour dire « une main de fer dans un gant de velours ».
Parmi les autres compétences recherchées chez les managers, on retrouve aussi la capacité d’écoute, ce qui veut dire savoir identifier les leviers de motivation propres à chacun et surtout savoir les actionner. Alors pendant les premiers jours de votre prise de poste observez votre équipe pour bien en saisir son fonctionnement, ses habitudes et sa culture.
Il existe différents types de management qui doivent être utilisés en fonction des situations :
Le management participatif ou collectif : Il a pour qualité de valoriser les équipes. Ce mode de management nécessite une disponibilité et une participation de chacun. Son point négatif c’est qu’il met en valeur les collaborateurs créatifs au détriment des personnalités plus réservées.
Le management directif : Il rassure les équipes car les directives sont claires et simples. Ses performances sont étroitement liées à son autorité mais il laisse peu d’autonomie aux collaborateurs. Il doit être exceptionnel et à utiliser uniquement en situation de crise, car l’effet pervers principal de ce management c’est qu’il a tendance à décourager les équipes.
Le management visionnaire ou engagé : Il voit loin. Toujours dans la prospective, il montre le chemin. Plus intuitif, il permet de développer et d’appliquer concrètement une vision de l’entreprise ou du projet. Un manager visionnaire fait confiance à la créativité de ses collaborateurs. Ce type de management suscite les idées et la motivation de chacun.
Le management stratégique : Il privilégie la négociation permanente, l’échange d’informations. Il prend le temps d’analyser les situations. En revanche, ce type de management a tendance à générer des échanges d’idées qui peuvent aller jusqu’au conflit.
Parmi la palette des qualités que l’on demande au manager, on retrouve la conscience de soi (c’est-à-dire une bonne connaissance de ses forces et faiblesses, grâce à ses échecs passés et aux différentes expériences bonnes ou mauvaises) ; la maîtrise de soi ; la détermination ; l’aptitude aux relations interpersonnelles ; l’amabilité ; la courtoisie ou l’art de dire les choses avec élégance.
Après avoir réalisé votre propre bilan de compétences, c’est à vous d’utiliser les différents types de management au regard des situations vécues. Par exemple, si vous savez votre autorité naturelle assez faible, méfiez-vous d’un management trop participatif. Mais ne tombez pas non plus dans la caricature du despote ou du tyran et excluez définitivement le côté émotionnel. Vos relations au travail doivent être professionnelles et non personnelles.
La seule règle à retenir, c’est : soyez équitable en récompensant les méritants, en protégeant les faibles des forts, sachez dire non quand il le faut ; développez votre leadership par le biais de formations spécialisées – c’est-à-dire que vous devez savoir conduire vos équipes, les séduire et les fasciner ; sachez générer une dynamique de groupe en associant les bonnes forces entre elles, au bon endroit, au bon moment et enfin, « soyez exemplaire ».
Et si par hasard vous deviez manager vos anciens collègues, vous devrez avoir pour objectif de faire le deuil des anciennes relations trop familières d’autrefois et savoir éviter deux écueils : le copinage et l’autoritarisme.
Etes-vous un jeune manager ? Si tel est le cas, partagez avec nous votre expérience.
Frédéric Crépin, Ingénieur et consultant en relations humaines et organisation, a intitulé son ouvrage « Manager pour la première fois ». Il nous transmet ainsi une série de conseils pour à la fois gommer toutes les idées reçues et aller de l’avant.
Obtenir une promotion ou démarrer dans une entreprise comme manager n’est jamais chose facile. On se sent comme jeté dans l’arène sans arme. On se sait fragilisé et observé. Le moindre faux pas se paiera cash. Et puis on s’interroge … Dois-je maîtriser tous les sujets ? Dois-je être un meilleur spécialiste que mes collaborateurs ? Vais-je avoir plus de pouvoir ? Vais-je avoir plus d’autonomie et de liberté ?
…mais on y croit : « Je suis enfin un surhomme (ou une « surfemme ») ».
Mais qu’est-ce qu’un bon manager ?
Je dirais que si l’on vous a fait confiance, c’est parce que l’on pensait que vous étiez la bonne personne pour le job. « The right man at the right place ». Il s’agit donc d’une rencontre entre un caractère d’exception, vous, et une situation. L’occasion faisant le larron, vous allez donc devoir vous positionner en meneur d’hommes. Et un bon manager, est quelqu’un qui sait mener ses troupes dans la joie et la bonne humeur. La compétence requise pour le manager est l’assertivité. Mot barbare pour dire « une main de fer dans un gant de velours ».
Parmi les autres compétences recherchées chez les managers, on retrouve aussi la capacité d’écoute, ce qui veut dire savoir identifier les leviers de motivation propres à chacun et surtout savoir les actionner. Alors pendant les premiers jours de votre prise de poste observez votre équipe pour bien en saisir son fonctionnement, ses habitudes et sa culture.
Il existe différents types de management qui doivent être utilisés en fonction des situations :
Le management participatif ou collectif : Il a pour qualité de valoriser les équipes. Ce mode de management nécessite une disponibilité et une participation de chacun. Son point négatif c’est qu’il met en valeur les collaborateurs créatifs au détriment des personnalités plus réservées.
Le management directif : Il rassure les équipes car les directives sont claires et simples. Ses performances sont étroitement liées à son autorité mais il laisse peu d’autonomie aux collaborateurs. Il doit être exceptionnel et à utiliser uniquement en situation de crise, car l’effet pervers principal de ce management c’est qu’il a tendance à décourager les équipes.
Le management visionnaire ou engagé : Il voit loin. Toujours dans la prospective, il montre le chemin. Plus intuitif, il permet de développer et d’appliquer concrètement une vision de l’entreprise ou du projet. Un manager visionnaire fait confiance à la créativité de ses collaborateurs. Ce type de management suscite les idées et la motivation de chacun.
Le management stratégique : Il privilégie la négociation permanente, l’échange d’informations. Il prend le temps d’analyser les situations. En revanche, ce type de management a tendance à générer des échanges d’idées qui peuvent aller jusqu’au conflit.
Parmi la palette des qualités que l’on demande au manager, on retrouve la conscience de soi (c’est-à-dire une bonne connaissance de ses forces et faiblesses, grâce à ses échecs passés et aux différentes expériences bonnes ou mauvaises) ; la maîtrise de soi ; la détermination ; l’aptitude aux relations interpersonnelles ; l’amabilité ; la courtoisie ou l’art de dire les choses avec élégance.
Après avoir réalisé votre propre bilan de compétences, c’est à vous d’utiliser les différents types de management au regard des situations vécues. Par exemple, si vous savez votre autorité naturelle assez faible, méfiez-vous d’un management trop participatif. Mais ne tombez pas non plus dans la caricature du despote ou du tyran et excluez définitivement le côté émotionnel. Vos relations au travail doivent être professionnelles et non personnelles.
La seule règle à retenir, c’est : soyez équitable en récompensant les méritants, en protégeant les faibles des forts, sachez dire non quand il le faut ; développez votre leadership par le biais de formations spécialisées – c’est-à-dire que vous devez savoir conduire vos équipes, les séduire et les fasciner ; sachez générer une dynamique de groupe en associant les bonnes forces entre elles, au bon endroit, au bon moment et enfin, « soyez exemplaire ».
Et si par hasard vous deviez manager vos anciens collègues, vous devrez avoir pour objectif de faire le deuil des anciennes relations trop familières d’autrefois et savoir éviter deux écueils : le copinage et l’autoritarisme.
Etes-vous un jeune manager ? Si tel est le cas, partagez avec nous votre expérience.