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Travail de nuit et pénibilité

Travail de nuit et pénibilité

Alors que le débat sur les retraites fait rage, la pénibilité du travail de nuit se révèle un enjeu fort pour les personnes qui sont concernées. Est-ce que le rythme du travail fera partie des critères retenus pour déterminer la pénibilité au travail ? Graal sacré qui permettrait aux travailleurs concernés de bénéficier d’un départ anticipé à la retraite.
La pénibilité du travail de nuit se démontre à plusieurs titres, comme le dérèglement du rythme biologique qui engendre de fortes fatigues et des troubles du sommeil. Ces troubles sont souvent facteur d’accidents de trajet pendant le retour au domicile, voire d’accidents du travail.
Le travail de nuit en 3*8 (appelé aussi travail posté) implique que l’organisme du travailleur est soumis régulièrement à des rythmes qui ne concordent pas avec ceux de son horloge biologique. Le rythme normal (dit circadien) basé sur l’alternance jour/nuit nous dicte de dormir la nuit et de rester éveillé le jour. C’est pour cela que le maintien de la vigilance en pleine nuit exige des efforts redoublés pour ne pas se laisser envahir par la somnolence.
Dormir le jour est également rendu plus difficile, d’autant que l’environnement extérieur est marqué par la lumière du jour et les nuisances sonores plus intenses.
Ce manque de sommeil réparateur accroît la pénibilité au travail.
C’est la raison pour laquelle les travailleurs de nuit font l’objet d’une surveillance médicale accrue qui se concrétise par une visite poussée à l’embauche renouvelée  ensuite au moins tous les six mois. Des dispositions protectrices existent aussi pour les femmes enceintes ou venant d’accoucher. A la demande écrite du médecin du travail, elles peuvent même être affectées sur un poste de jour notamment pendant le temps de leur grossesse, sans diminution de leur salaire. Si le reclassement n’est pas possible, après justification auprès de la médecine du travail, le contrat se trouve suspendu jusqu’à la date du début du congé légal. La salariée bénéficie alors d’une garantie de rémunération.
Afin de contrebalancer cette pénibilité du travail de nuit, des contreparties sont prévues par le code du travail, sous forme de repos compensateur, et parfois par les accords de branche ou d’entreprise sous forme de compensation financière.
Des aménagements des espaces de travail peuvent toutefois diminuer les effets néfastes du travail de nuit. Il faut savoir qu’un mauvais éclairage ou un éclairage insuffisant des locaux favorise le déphasage.
Les Etats Unis et le Canada ont pris conscience que le travail de nuit entraînait des risques pour la santé et ils commencent à adapter l’éclairage en fonction du travail réalisé. La luminothérapie est alors un moyen d´équilibrer les rythmes circadiens irréguliers et permet d’inverser les phases jour / nuit en changeant l’environnement extérieur et notamment en apportant une lumière se rapprochant de la lumière du jour dans son intensité et sa température (longueur d’onde).
Le travail de nuit est aussi un outil de flexibilité pour l’industrie comme le démontre récemment le groupe PSA Peugeot Citroën. Celui-ci prévoit dans un accord sur la flexibilité 900 recrutements complémentaires au second semestre 2010 qui viennent s’ajouter aux 1100 annoncés en juin. Le principe retenu étant la mise en place d’équipes de nuit variables. Elles seront constituées sur la base d’horaires de nuit réduits avec des variations des durées journalières en fonction des commandes.
Le sujet est donc totalement d’actualité. Si vous êtes un travailleur de nuit, partagez avec nous votre expérience.

Alors que le débat sur les retraites fait rage, la pénibilité du travail de nuit se révèle un enjeu fort pour les personnes qui sont concernées. Est-ce que le rythme du travail fera partie des critères retenus pour déterminer la pénibilité au travail ? Graal sacré qui permettrait aux travailleurs concernés de bénéficier d’un départ anticipé à la retraite.

La pénibilité du travail de nuit se démontre à plusieurs titres, comme le dérèglement du rythme biologique qui engendre de fortes fatigues et des troubles du sommeil. Ces troubles sont souvent facteur d’accidents de trajet pendant le retour au domicile, voire d’accidents du travail.

Le travail de nuit en 3*8 (appelé aussi travail posté) implique que l’organisme du travailleur est soumis régulièrement à des rythmes qui ne concordent pas avec ceux de son horloge biologique. Le rythme normal (dit circadien) basé sur l’alternance jour/nuit nous dicte de dormir la nuit et de rester éveillé le jour. C’est pour cela que le maintien de la vigilance en pleine nuit exige des efforts redoublés pour ne pas se laisser envahir par la somnolence.

Dormir le jour est également rendu plus difficile, d’autant que l’environnement extérieur est marqué par la lumière du jour et les nuisances sonores plus intenses.

Ce manque de sommeil réparateur accroît la pénibilité au travail.

C’est la raison pour laquelle les travailleurs de nuit font l’objet d’une surveillance médicale accrue qui se concrétise par une visite poussée à l’embauche renouvelée  ensuite au moins tous les six mois. Des dispositions protectrices existent aussi pour les femmes enceintes ou venant d’accoucher. A la demande écrite du médecin du travail, elles peuvent même être affectées sur un poste de jour notamment pendant le temps de leur grossesse, sans diminution de leur salaire. Si le reclassement n’est pas possible, après justification auprès de la médecine du travail, le contrat se trouve suspendu jusqu’à la date du début du congé légal. La salariée bénéficie alors d’une garantie de rémunération.

Afin de contrebalancer cette pénibilité du travail de nuit, des contreparties sont prévues par le code du travail, sous forme de repos compensateur, et parfois par les accords de branche ou d’entreprise sous forme de compensation financière.

Des aménagements des espaces de travail peuvent toutefois diminuer les effets néfastes du travail de nuit. Il faut savoir qu’un mauvais éclairage ou un éclairage insuffisant des locaux favorise le déphasage.

Les Etats Unis et le Canada ont pris conscience que le travail de nuit entraînait des risques pour la santé et ils commencent à adapter l’éclairage en fonction du travail réalisé. La luminothérapie est alors un moyen d´équilibrer les rythmes circadiens irréguliers et permet d’inverser les phases jour / nuit en changeant l’environnement extérieur et notamment en apportant une lumière se rapprochant de la lumière du jour dans son intensité et sa température (longueur d’onde).

Le travail de nuit est aussi un outil de flexibilité pour l’industrie comme le démontre récemment le groupe PSA Peugeot Citroën. Celui-ci prévoit dans un accord sur la flexibilité 900 recrutements complémentaires au second semestre 2010 qui viennent s’ajouter aux 1100 annoncés en juin. Le principe retenu étant la mise en place d’équipes de nuit variables. Elles seront constituées sur la base d’horaires de nuit réduits avec des variations des durées journalières en fonction des commandes.

Le sujet est donc totalement d’actualité. Si vous êtes un travailleur de nuit, partagez avec nous votre expérience.

4 Réponses à “Travail de nuit et pénibilité”

  1. Le travail de nuit peut entraîner les accidents et les erreurs graves surtout pour les techniciens dus aux somnolences.Il faudra que les décideurs revoient la règlementation en vigueur.

  2. Le travail de nuit est très pénible par-ce-que trop fatiguant.

  3. Michel dit :

    travail de nuit ok mais que dire des nuisances sonores du matin produites délibérément (car au courant) par des voisins indélicats?
    Amiable impossible (« je suis dans mon droit ») AUCUN RECOURS! SI CE N’EST UNE BONNE DEROUILLEE POUR LEUR APPRENDRE A VIVRE? QUE FAIRE AVANT D’EN ARRIVER LA?

  4. Patou dit :

    Bonsoir,
    Que faire quand votre employeur change vos horaires de travail ? Voici exemple :
    Normalement je suis embauchée en tant que réceptionniste de nuit, mais quand du personnel part en congé, je suis appelée a travailler de jour. Cela va faire deux mois que je suis de nuit, et dans 5 semaines je vais repasser de jour. Je suis fatiguée de tous ces changements, le corps ne suit plus, ne se repose plus. Et ca dure depuis 2009… Donnez moi un conseil. Que faire ?

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