La France, avec la Belgique, est le pays où l’on utilise le plus la graphologie dans le processus de recrutement. Aux Etats-Unis, on trouve ça amusant et on réfute même cette pratique.
La graphologie doit-elle être considérée comme une science exacte au point d’intervenir dans le processus de recrutement d’une personne ? Dans quelle mesure, à l’heure où l’on agit contre les discriminations, n’est-elle pas contraire à la loi ?
Dans les procédures de recrutement, il est parfois demandé une lettre manuscrite. Pourtant, de plus en plus, les échanges de CV se font par email ou via des spécialistes de recrutement en ligne comme Monster.fr. S’il est vrai qu’il est important de soigner sa présentation, le contenu de la lettre et d’éviter les fautes d’orthographe dans un courrier de motivation, dans quelle mesure doit-on obliger quelqu’un à avoir une écriture conforme à certains critères pour améliorer ses chances d’être recruté ? Sachant, d’autant plus, qu’il y a très peu de courriers qui feront l’objet d’une étude sérieuse (environ 15%), alors que le reste sera jeté aux oubliettes sur une simple lecture en biais.
En période de crise, chaque recrutement fait l’objet d’un nombre très important de candidatures. L’étude du CV et de la lettre de motivation est un exercice fastidieux que les recruteurs délèguent généralement à leurs assistants. Bon nombre de CV passent alors à la trappe sans raison vraiment valable : une écriture douteuse, un parcours atypique, un CV mal présenté… les raisons sont nombreuses.
C’est la raison pour laquelle, afin de lutter contre ces mesures discriminantes, des voix se font entendre actuellement. Selon actuchomage.org, des études réalisées par Edward Pepples de l’université du Colorado sur 37 graphologues ont démontré que leurs analyses graphologiques des lettres qui leur ont été confiées à partir de seize dimensions (anxieux, empathique, stable émotionnellement, chaleureux, perfectionniste…) donnaient des traits de personnalité opposés à ceux fournis par les tests admis par des psychologues du monde entier ! L’article détaille d’autres études réalisées sur le même thème qui discréditent totalement la graphologie.
Nous sommes donc en droit de juger l’efficacité et la véracité des conclusions transmises par les graphologues. L’enjeu est d’autant plus important que s’il s’avérait que cette « science » n’était pas exacte, elle serait contraire à la loi et ne pourrait pas s’exercer dans le cadre d’un recrutement. En effet, la loi Aubry du 31 décembre 1992 sur le recrutement et les libertés individuelles avait pour objet de clarifier des méthodes de recrutement pour le moins suspectes (astrologie, graphologie, numérologie, morphopsychologie…) Cette loi est venue modifier le Code du travail. Elle encadre donc le recrutement afin d’en éviter les excès et d’ouvrir des droits aux candidats s’estimant floués.
L’employeur est donc soumis à des règles :
1. Les techniques utilisées doivent avoir pour seul but de vérifier la capacité du candidat à occuper l’emploi proposé ou ses aptitudes professionnelles,
2. Les méthodes de recrutement doivent être connues des candidats, des salariés et du Comité d’entreprise,
3. Les informations obtenues sont confidentielles,
4. Le candidat à l’embauche a le droit de connaître les résultats de ses tests,
5. Il ne doit pas être fait de discrimination dans le choix du candidat.
Le candidat peut-il refuser une étude graphologique ?
Pour refuser une étude graphologique, le candidat doit transmettre au recruteur une lettre en format Word plutôt que manuscrite. Cependant, en agissant ainsi, il ne répond pas à la demande qui lui ait faite dans l’annonce. Il met donc sa candidature en danger. Il est préférable pour lui de réclamer l’étude réalisée à partir de son écriture afin d’en tirer tous les enseignements utiles à ses prochaines réponses.
Alors, faut-il, comme le suggère Eco89, virer la graphologie des procédures de recrutement ?
A vous d’en juger.
La France, avec la Belgique, est le pays où l’on utilise le plus la graphologie dans le processus de recrutement. Aux Etats-Unis, on trouve ça amusant et on réfute même cette pratique.
La graphologie doit-elle être considérée comme une science exacte au point d’intervenir dans le processus de recrutement d’une personne ? Dans quelle mesure, à l’heure où l’on agit contre les discriminations, n’est-elle pas contraire à la loi ?
Dans les procédures de recrutement, il est parfois demandé une lettre manuscrite. Pourtant, de plus en plus, les échanges de CV se font par email ou via des spécialistes de recrutement en ligne comme Monster.fr. S’il est vrai qu’il est important de soigner sa présentation, le contenu de la lettre et d’éviter les fautes d’orthographe dans un courrier de motivation, dans quelle mesure doit-on obliger quelqu’un à avoir une écriture conforme à certains critères pour améliorer ses chances d’être recruté ? Sachant, d’autant plus, qu’il y a très peu de courriers qui feront l’objet d’une étude sérieuse (environ 15%), alors que le reste sera jeté aux oubliettes sur une simple lecture en biais.
En période de crise, chaque recrutement fait l’objet d’un nombre très important de candidatures. L’étude du CV et de la lettre de motivation est un exercice fastidieux que les recruteurs délèguent généralement à leurs assistants. Bon nombre de CV passent alors à la trappe sans raison vraiment valable : une écriture douteuse, un parcours atypique, un CV mal présenté… les raisons sont nombreuses.
C’est la raison pour laquelle, afin de lutter contre ces mesures discriminantes, des voix se font entendre actuellement. Selon actuchomage.org, des études réalisées par Edward Pepples de l’université du Colorado sur 37 graphologues ont démontré que leurs analyses graphologiques des lettres qui leur ont été confiées à partir de seize dimensions (anxieux, empathique, stable émotionnellement, chaleureux, perfectionniste…) donnaient des traits de personnalité opposés à ceux fournis par les tests admis par des psychologues du monde entier ! L’article détaille d’autres études réalisées sur le même thème qui discréditent totalement la graphologie.
Nous sommes donc en droit de juger l’efficacité et la véracité des conclusions transmises par les graphologues. L’enjeu est d’autant plus important que s’il s’avérait que cette « science » n’était pas exacte, elle serait contraire à la loi et ne pourrait pas s’exercer dans le cadre d’un recrutement. En effet, la loi Aubry du 31 décembre 1992 sur le recrutement et les libertés individuelles avait pour objet de clarifier des méthodes de recrutement pour le moins suspectes (astrologie, graphologie, numérologie, morphopsychologie…) Cette loi est venue modifier le Code du travail. Elle encadre donc le recrutement afin d’en éviter les excès et d’ouvrir des droits aux candidats s’estimant floués.
L’employeur est donc soumis à des règles :
- Les techniques utilisées doivent avoir pour seul but de vérifier la capacité du candidat à occuper l’emploi proposé ou ses aptitudes professionnelles,
- Les méthodes de recrutement doivent être connues des candidats, des salariés et du Comité d’entreprise,
- Les informations obtenues sont confidentielles,
- Le candidat à l’embauche a le droit de connaître les résultats de ses tests,
- Il ne doit pas être fait de discrimination dans le choix du candidat.
Le candidat peut-il refuser une étude graphologique ?
Pour refuser une étude graphologique, le candidat doit transmettre au recruteur une lettre en format Word plutôt que manuscrite. Cependant, en agissant ainsi, il ne répond pas à la demande qui lui est faite dans l’annonce. Il met donc sa candidature en danger. Il est préférable pour lui de réclamer l’étude réalisée à partir de son écriture afin d’en tirer tous les enseignements utiles à ses prochaines réponses.
Alors, faut-il, comme le suggère Eco89, virer la graphologie des procédures de recrutement ?
A vous d’en juger.
Si vous souhaitez connaître le cinéma de la graphologie du recrutement, un billet vous relate toutes les études scientifiques menées de 1665 à nos jours.
http://interim.over-blog.com/article-28487382.html