Selon le dernier rapport du Ministère de l’emploi, huit embauches sur dix réalisées durant le dernier trimestre 2009 ont été faites en CDD, soit une augmentation de 10% par rapport à 2008. Dans ces chiffres ne figurent pas les contrats intérimaires qui de leur côté ont augmenté de 1,5%. Un record. Le pourcentage des CDD dans l’emploi total n’a jamais été aussi élevé. Le corollaire de cette hausse, c’est que la part des CDI, bien qu’elle soit toujours majoritaire, ne cesse de diminuer. En une année, elle a reculé de 1 point. Ce qui lui laisse encore de la marge, mais qui est toutefois révélateur d’une tendance.
Cette montée en puissance des CDD est la conséquence de la crise. Premièrement, les entreprises, majoritairement des TPE et des PME, n’ont pas eu de visibilité sur leur carnet de commandes pendant les deux années qui viennent de s’écouler. Face à ces incertitudes et au manque de confiance dans les marchés financiers, elles ont privilégié les emplois à courte durée. Deuxièmement, cette politique d’emploi précaire devient, pour les Grandes PME, une variable d’ajustement des effectifs. Bien que les CDD soient très contraignants juridiquement, ils insufflent de la flexibilité dans les effectifs, ce qui correspond à la flexibilité de l’environnement économique dans lequel les entreprises ont évolué durant ces deux dernières années.
Ces CDD n’ont donc pas tous répondu aux deux exigences du droit du travail : « surcroît d’activité » ou « remplacement de salariés absents».
Un autre phénomène explique le nombre croissant de ces CDD : la politique menée par le Gouvernement pour favoriser les contrats aidés. Les entreprises du secteur non marchand ont largement développé cette politique au bénéfice des jeunes diplômés (en contrat d’apprentissage et contrat de professionnalisation) et des publics éloignés du marché du travail avec les CAE. Selon l’INSEE, il ne s’agit pas moins de 137 000 contrats supplémentaires qui ont été créés l’année dernière.
Dans un contexte fluctuant, les employeurs ont donc comme premier réflexe de privilégier les CDD qui constituent une réponse appropriée à leur souhait de flexibilité. En réalité, la conclusion d’un contrat à durée déterminée n’est possible que dans certains cas (article L 1242-2 du Code du Travail).
Le contrat de mission régit par l’article L.1251-11 et suivants est une réelle opportunité pour les entreprises travaillant par projets, comme par exemple les SSII. Il leur ouvre la possibilité de procéder à un CDD d’une durée maximale de dix-huit mois. Ces entreprises peuvent ainsi limiter leurs CDI aux emplois administratifs et favoriser ces types de CDD pour les emplois techniques.
Pourtant, si l’entreprise veut mettre en place une réelle stratégie RH, elle ne peut pas tabler son fonctionnement uniquement sur des salariés de passage qui n’ont pour elle aucun attachement et aucune autre motivation que de terminer leur mission en pensant déjà à ce que va leur apporter la mission suivante.
La stratégie de l’entreprise doit être globale et à long terme. Si elle veut devenir compétitive et pérenne, l’entreprise doit agir sur son environnement et non pas le subir. Or, en optant pour une stratégie de flexibilité totale, elle se fragilise. C’est la raison pour laquelle le CDD doit rester une solution intermédiaire ou d’attente, mais en aucun cas il ne doit devenir une règle de gestion des RH., même en temps de crise.
Quels sont les derniers types de contrat que l’on vous a proposé ? Sentez-vous un net regain du CDD par rapport au CDI ?




Bref retour en images sur Objectif Plein Emploi en France, l’événement emploi du printemps 2010 signé Monster, qui aura réuni près de 4000 visiteurs à la recherche d’opportunités professionnelles et de conseils pratiques.
A l’heure où 



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